En 2025, plusieurs modèles de grandes marques affichent un taux de retour en atelier supérieur à la moyenne mondiale. Certaines séries pourtant récentes cumulent les rappels, alors même que leurs devancières figuraient parmi les plus endurantes du marché.Des écarts importants subsistent entre la réputation d’un constructeur et les résultats réels de ses véhicules. Certains modèles plébiscités lors de leur lancement se retrouvent aujourd’hui sur la liste noire des assureurs et des organismes de contrôle technique.
Pourquoi certains constructeurs automobiles inquiètent en 2025
Les classements 2025 fournis par Consumer Reports, WhatCar ou JD Power sont sans appel : la fiabilité des marques automobiles se fragmente année après année. L’électronique prend de plus en plus de place à bord, mais chaque capteur ou système connecté supplémentaire amène son lot de pannes. Le constat est limpide : Land Rover décroche la première place des retours en atelier, au point de devenir la marque la moins fiable de l’année. Les galons de prestige du constructeur britannique ne font plus illusion face à la fréquence des immobilisations et des rappels.
Chez les constructeurs tricolores, la situation frôle le camouflet. Au dernier Baromètre Fiabilité Auto Plus 2024, DS Automobiles ferme la marche. Peugeot et Citroën essuient elles aussi une pluie de reproches, surtout à cause de certains moteurs essence et diesel qui multiplient les défaillances. Et ce n’est pas réservé à l’Hexagone : Ford enchaîne les problèmes d’ABS, de transmission et de motorisation, tandis que Mercedes doit composer avec des soucis récurrents sur les systèmes AdBlue et les modules multimédia, qui écornent sérieusement son image.
En Asie, la réputation de fiabilité n’est plus ce qu’elle était. Nissan, Infiniti et Mitsubishi glissent dangereusement dans la zone rouge, loin de la légende des japonaises inaltérables. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : pour quiconque recherche la tranquillité mécanique, ces modèles deviennent des modèles à éviter.
La sophistication des équipements, écrans panoramiques, aides à la conduite dernier cri, va de pair avec une explosion des pannes. Les versions diesel, en particulier, se retrouvent régulièrement au bas des classements. Les constructeurs français, quant à eux, ont quasiment disparu du top 10 mondial, preuve que l’écart se creuse entre communication et réalité sur la robustesse.
Classement mondial : les marques et modèles les moins fiables cette année
À la lecture des classements 2025 de Consumer Reports, WhatCar et JD Power, le constat est limpide : certaines marques multiplient les déboires, loin des attentes de fiabilité du public. Land Rover reste solidement installée en tête des déceptions, victime d’un enchaînement de soucis mécaniques et électroniques. Les témoignages d’utilisateurs sont nombreux : transmission imprévisible, aides à la conduite qui font défaut, bugs à répétition… La patience des conducteurs est mise à rude épreuve.
En France, la tendance n’est guère plus rassurante. Le baromètre Auto Plus place DS Automobiles au plus bas, talonnée par Peugeot et Citroën. Les problèmes moteurs, qu’ils soient essence ou diesel, font l’unanimité dans la critique : surconsommation d’huile, distribution fragile, injection défaillante. Même les diesels, autrefois synonymes de longévité, sombrent dans les profondeurs du classement mondial.
En dehors du Vieux Continent, la méfiance s’installe. Nissan, Infiniti et Mitsubishi voient leurs statistiques de pannes s’envoler, d’après les derniers rapports internationaux. Chevrolet traverse également une période difficile : pannes électriques fréquentes, freinage peu rassurant, moteurs capricieux. Ford et Mercedes continuent d’accumuler les soucis d’ABS, de transmission et de gestion AdBlue.
Le classement mondial 2025 redistribue complètement les cartes de la fiabilité automobile. Les constructeurs français s’effacent, des marques asiatiques autrefois exemplaires chutent à leur tour. Résultat : les automobilistes doivent composer avec des rappels en série et des passages prolongés en atelier. L’accumulation de technologies ne fait que renforcer ces faiblesses, loin de la robustesse attendue.
Quels sont les problèmes récurrents sur les véhicules à éviter ?
Certains constructeurs paient cher le prix des pannes à répétition en 2025. Sur les modèles Peugeot et Citroën, la fragilité de certains moteurs essence est flagrante, en particulier les PureTech : consommation d’huile excessive, chaîne de distribution qui lâche prématurément, facture d’entretien salée. Les blocs diesel ne sont pas épargnés non plus : injection instable, gestion AdBlue défaillante, turbo qui casse sans prévenir. Les propriétaires voient rapidement le coût grimper.
Côté Ford et Chevrolet, l’électronique embarquée pose de sérieux soucis. Panne d’ABS, freinage automatique qui s’emballe, boîte automatique imprévisible… Ce qui devait faciliter la conduite devient synonyme de galères et d’immobilisations. Certains modèles héritent, en prime, de bugs à répétition sur le multimédia, de coupures d’écran ou de logiciels capricieux.
Chez Mercedes, les défaillances du système AdBlue et des interfaces multimédias s’accumulent. Les conducteurs signalent aussi des pannes liées à l’électronique moteur et à la ventilation automatique, ce qui rend la fiabilité incertaine sur le long terme.
Pour y voir plus clair, voici les points faibles qui reviennent sans cesse dans les avis et rapports :
- Système électrique : de nombreux incidents touchent les modèles considérés comme peu fiables.
- Freinage et transmission : difficultés persistantes, surtout sur les véhicules Ford et Chevrolet.
- Infotainment : bugs logiciels, pannes fréquentes, écrans noirs soudains.
La complexité accrue des véhicules actuels, omniprésence des écrans et gestion électronique centralisée, accentue ces faiblesses, allonge les délais de réparation et fait grimper la note pour l’automobiliste.
Conseils pour choisir une voiture fiable et éviter les mauvaises surprises
Mettre la main sur une voiture fiable exige de s’appuyer sur des faits concrets. Les classements 2025 signés JD Power, Consumer Reports ou WhatCar font figure de références : les marques japonaises et coréennes dominent clairement. Lexus, Toyota, Honda, Kia, Hyundai, Subaru : toutes affichent une robustesse éprouvée, aussi bien en première main que sur le marché de l’occasion fiable. Pour près d’un acheteur sur deux, la fiabilité reste la priorité numéro un.
Le bon sens recommande de privilégier les véhicules simples, sans avalanche de gadgets électroniques, pour limiter les galères. Un moteur éprouvé, une boîte manuelle, une chaîne de distribution fiable : autant de choix qui limitent les risques. Les hybrides Toyota ou une Nissan Leaf électrique brillent par leur endurance, année après année.
Avant de signer, il vaut mieux parcourir les avis d’utilisateurs, vérifier l’historique d’entretien et solliciter l’avis d’un garage indépendant. Les frais d’entretien varient du simple au double : moins de 350 € par an pour une Suzuki ou une Dacia, plus de 600 € pour une Audi ou une Volvo. Le rapport qualité-prix mérite aussi réflexion : une Fiat Panda hybride ou une Dacia Sandero diesel bien entretenue peut s’avérer un pari gagnant.
La fiabilité repose aussi sur l’entretien régulier : opter pour des réseaux agréés, respecter le calendrier des révisions, s’assurer que les rappels constructeur ont été appliqués. Sur le marché de l’occasion, mieux vaut exiger un carnet d’entretien complet, un contrôle technique récent et la preuve d’un véhicule sans vices cachés. S’astreindre à ces vérifications, c’est se garantir davantage de sérénité au volant.
Au milieu de la profusion de classements et d’innovations, une constante demeure : derrière le volant, chacun espère rouler tranquille. Prendre le temps de s’informer, comparer, exiger le meilleur : voilà le vrai luxe automobile en 2025, loin des pannes surprises et des voyants qui s’allument sans prévenir.


