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Route la plus chère du monde : où la trouver, tarifs et histoire

Nichée au cœur de l’Europe, la route la plus chère du monde serpente à travers les Alpes suisses. La Furka Pass, célèbre pour ses vues à couper le souffle, n’est pas seulement un défi pour les conducteurs avertis, mais aussi une épreuve pour le portefeuille. Avec un coût de construction astronomique, cette route incarne le luxe et l’exclusivité.

Imaginée à l’époque où l’ingénierie de montagne atteignait son apogée, la Furka Pass a une histoire riche. De James Bond à la montée en popularité des routes panoramiques, son attrait ne faiblit pas. Les tarifs pour l’emprunter reflètent cette aura unique, faisant de chaque voyage une expérience inoubliable.

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Présentation de la route la plus chère du monde

La Nouvelle Route du Littoral, située sur l’Île de la Réunion, illustre le sommet de l’ingénierie moderne. Ce projet titanesque relie Saint-Denis à La Possession, s’étendant sur une distance de 12,5 kilomètres. Conçue pour remplacer l’ancienne route littorale souvent menacée par les éboulements et l’érosion, cette infrastructure s’impose comme une solution pérenne et sécurisée.

Chronologie de la construction

  • Début des travaux : 2014
  • Inauguration partielle : 2021
  • Achèvement prévu : 2028

Les coûts de construction reflètent l’ampleur du projet : estimé à 2 milliards d’euros, il a bénéficié d’un financement de 420 millions d’euros de la part de l’État. La Nouvelle Route du Littoral a remplacé un projet de tram-train, jugé moins adapté aux besoins actuels de la région.

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Une infrastructure unique

La route se distingue par ses caractéristiques techniques exceptionnelles :

  • Viaduc maritime : une structure spectaculaire offrant une vue imprenable sur l’océan Indien.
  • Enrochements massifs : nécessaires pour stabiliser et sécuriser la route contre les assauts marins.

La Nouvelle Route du Littoral représente un défi logistique de taille, impliquant les géants du BTP tels que Vinci et Bouygues. Ces entreprises ont dû surmonter des obstacles majeurs, de l’approvisionnement en roches massives à la gestion des impacts environnementaux.

Les défis techniques et logistiques

La construction de la Nouvelle Route du Littoral a nécessité une coordination sans faille entre plusieurs acteurs majeurs. Vinci et Bouygues, leaders du BTP, ont dû relever des défis colossaux. L’un des obstacles principaux : l’approvisionnement en roches massives pour stabiliser la structure. Les carrières locales, notamment celle de Bois Blanc, ont été sollicitées au maximum de leurs capacités.

La gestion des impacts environnementaux s’est avérée tout aussi complexe. Le projet a dû obtenir des autorisations spécifiques pour perturber le moins possible les écosystèmes locaux. Les mesures de mitigation ont inclus des études approfondies et des suivis réguliers de la faune marine.

Logistique et innovation

La logistique a joué un rôle clé dans ce chantier titanesque. Plusieurs innovations ont été mises en œuvre pour optimiser les processus :

  • Utilisation de barges spéciales pour transporter les matériaux lourds.
  • Équipements de pointe pour la construction du viaduc maritime.
  • Systèmes de surveillance en temps réel pour anticiper les événements climatiques.

Les coûts ont aussi constitué un défi. Initialement estimé à 1,6 milliard d’euros, le budget a grimpé à 2 milliards d’euros. Un financement de 420 millions d’euros a été apporté par l’État, soulignant l’envergure économique du projet.

Les coûts et les tarifs

La Nouvelle Route du Littoral est devenue emblématique par son coût pharaonique. Estimé initialement à 1,6 milliard d’euros, le budget a finalement atteint 2 milliards d’euros. Ce chiffre inclut les dépenses liées aux défis techniques et à l’impact environnemental.

Le financement a été réparti entre différentes entités, avec une contribution notable de l’État à hauteur de 420 millions d’euros. Le reste de l’enveloppe a été couvert par des fonds régionaux et européens, démontrant l’envergure du projet et l’implication de multiples acteurs financiers.

Source de financement Montant (en millions d’euros)
État 420
Région 1 000
Fonds européens 580

L’inauguration de la première phase en 2021 a marqué un tournant, bien que la fin complète des travaux soit prévue pour 2028. Le coût par kilomètre, avoisinant les 160 millions d’euros, place cette infrastructure parmi les plus onéreuses au monde.

Malgré ces chiffres impressionnants, la Nouvelle Route du Littoral répond à une nécessité impérieuse : sécuriser les trajets entre Saint-Denis et La Possession, une zone sujette aux éboulements fréquents. Considérez cette infrastructure comme un investissement stratégique pour l’avenir de l’Île de la Réunion.

route coûteuse

Impact environnemental et controverses

La Nouvelle Route du Littoral n’a pas échappé aux critiques, notamment concernant son impact environnemental. Située à proximité du récif corallien des Lataniers, cette infrastructure menace des écosystèmes marins fragiles, mettant en péril le Grand dauphin de l’Indo-Pacifique, une espèce protégée. Le processus de construction, incluant l’extraction et le transport de roches massives, a suscité des inquiétudes quant à la dégradation des écosystèmes locaux.

  • Récif corallien des Lataniers : perturbations causées par les activités de construction
  • Grand dauphin de l’Indo-Pacifique : habitat menacé par les travaux

Le projet est marqué par des controverses politiques. Didier Robert, président du Conseil régional de la Réunion, se trouve au cœur d’une enquête menée par le Parquet national financier. Ce dernier examine des allégations de favoritisme, de corruption et de trafic d’influence autour de la gestion du projet. Ces accusations jettent une ombre sur une infrastructure déjà critiquée pour son coût exorbitant.

La Nouvelle Route du Littoral a aussi remplacé un projet de tram-train, initialement prévu pour désengorger le trafic entre Saint-Denis et La Possession. Ce changement de cap a nourri les débats sur les choix stratégiques de la région, soulignant les tensions entre développement économique et protection de l’environnement.